C'est le minuscule rayon de soleil traversant sa vitre de chambre qui l'a réveillé. Pourtant il avait fermé le volet électrique hier. La place à côté de lui est froide, elle c'est donc réveillé depuis un bout de temps. Il éjecte les couvertures sur le côté et se lève difficilement vacillant de droite à gauche pendant quelques instants avant de reprendre ses esprits complètement. Il marche vers le salon les yeux mis clos. Son ange est là, devant la télé dans le canapé son bol à la main.
x : C'est toi qui a ouvert mes volets ?
x : Oui.
x : Tes chiante.
x : Je sait.
Il va à la cuisine et s'assoit sur la chaise qu'il à l'habitude de prendre tout les matin depuis plus d'un an. Il regarde la pendule accroché au mur. 9h12... Et soudain il prend conscience ce lève vite et passe à toute vitesse devant l'écran de télé.
x : Habille toi ! Dans 15 minutes on doit être en bas !
x : Quoi ?
x : Grouille !
Elle pose son bol sur la table basse et file vite dans sa chambre quand à lui il s'arrête à la première porte de chambre et entre sans frappé. Il prend la télécommande des stores électriques et les ouvres.
x : Putiiiiin. Qui c'est le connard qui ouvre mes voleeeeeeeets. Huuuum ! Je veux dormir !
x : Lève toi ! On doit être en bas dans un quart d'heure pour l'émission radio.
x : Gné ?
x : Et vu que tu met plus d'une heure d'habitude bah... Magne ton derrière !
x : Merdeuuuuu
Il sort de la chambre et va dans celle d'à côté. Une nouvelle fois il entre sans frappé et manque de trébucher sur quelque chose par terre. Il prend la télécommande des stores et appuie sur le bouton pour les ouvrir. Devant la scène qui s'offre à ses pieds il ne peut s'empêcher de rigoler. Le présumé endormis dors sur le parquet entouré de sa couverture.
x : Réveille toi ! On part dans un quart d'heure !
x : Huuum ! Ouais bah... C'est qui les cons d'hier qui m'ont réveillé à chais pas qu'elle heure.
x : Fait pas ton rabat joie et debout !
x : Pfff ...
Il sort de la chambre en secouant la tête le sourire aux lèvres. Parfois il avait vraiment l'impression d'être le père avec ses amis malgré qu'il soit le deuxième ainé de la troupe, il était le plus mature sans aucune hésitation. Il entra dans la dernière chambre et fut surpris que son ami soit déjà sur le pied de guerre.
x : Déjà debout ?
x : Et oui moi contrairement au deux autres gigolos j'avais mis mon réveil.
x : Biiiiien tu fait des progrès.
Il lui souria et son ami lui rendis la pareil avant d'enfiler un tee-shirt propre. Il referma la porte derrière lui et alla dans la chambre tout au fond du couloir, la sienne. Il s'habilla et regarda son réveil.
x : Oh putin !
Il prit à la va vite un pull et sortit de la chambre en l'enfilant.
x : Les mecs ! ON Y GOOO !
Il ouvrit la porte d'entrée et se faufila dans les escaliers du 3ème étages les dévalant en courant.
x : BONJOURRR !
Il sauta de la dernière marche d'escalier et serra la main au garde du corps.
Garde 1 : Ah ! Tu as 2 petites minutes de retards... De pire en pire tu déteins sur les autres. (rire)
x : (rire) On a eu une nuit difficile on est rentrée tard hier.
Garde 1 : La jeunesse !
Les portes de l'ascenseur firent un "ding" et les 4 résidants de l'appartement sortirent lunettes de soleil noir juché sur le nez, veste large et bonnet pour certains.
x : J'ai la gueule de bois, j'ai mal à la tête, j'ai envie de dormir et j'ai faim.
Il leva la tête au ciel et secoua la tête désespéré.
x : Si t'arrêtais de te plaindre Tom ?
Tom : Ta gueule Gussy.
Gustav : (rire)
x : Rigoler pas trop fort sa résonne dans ma tête.
Gustav : Pauvre choux.
x : Arrête de m'appeler comme sa Gussy !
Gustav : T'avais qu'à pas boire autant de martini hier soir à la soirée Bill.
Bill : Pff ...
x : Vous comptez camper devant l'ascenseur ou quoi ?
x : La ferme Georg.
Georg : Je te permet pas Judy.
Gustav : Moi je lui permet à ma s½urette.
Georg : Favoritisme...
Judy : Haha !
Garde 1 : Bon heu ... On va y aller.
Judy : C'est pas trop tôt ! Je passe la première !
Bill : Non c'est moi !
Tom : Fermez là ...
Garde 1 : Mademoiselle c'est partit.
Judy : Dans ton-
Gustav : Judy tait toi et va y.
Le garde du corps la prit par le bras et ouvrit les portes d'entrée du grand immeuble, les cris parvinrent jusqu'à leur oreilles.
Bill : Comptez pas sur moi pour signer des autographes.
Tom : Moi non plus...
Georg : Fallait pas autant boire.
Bill : On va l'entendre toute la journée celle la ou quoi ?
Gustav : Laisse tomber il tienne pas à l'alcool ce sont encore des petits jeunot.
Tom : Pff...
Le garde du corps revint avec a ses cotés un autre garde.
Garde 1: Cette fois je prend Gussy et Tom et mon collègue prend Gé' et Bill.
Il ouvrirent les portes et les cris les envahirent, ils reprenaient à présent leur masque de célébrité. Un sourire, des clins d'½il le tour est joué. Ils arrivèrent enfin jusqu'au van et se jetèrent presque dedans. Il démarra presque aussitôt. Tous dans la voiture soupirèrent, Bill posa sa tête contre le carreaux, Tom posa sa tête contre le carreaux aussi à l'opposé de Bill, Gustav s'installa entre les deux et enfonça ses écouteurs dans ses oreilles, Georg ce mit à côté de Judy un magazine dans les mains et Judy elle, elle regardait le paysage par la fenêtre elle se demandais quand est-ce qu'enfin il lui souhaiterais. Elle attendais en vains depuis ce matin.
Judy : Gus'
Il ne répondit pas bien trop plongé dans son imitation de batterie d'un morceau de Metallica. Elle soupira et se laissa retomber au fond de son siège.
Gustav : Tu m'a dit quelque chose ?
Judy : Oui enfin... C'est plutôt à toi de me dire quelque chose.
Gustav : Ah bon ? Qu'est ce que j'ai fait ?
Judy : Rien justement c'est bien sa le problème.
Gustav : Je comprend pas.
Tout le monde sembla soudain intéressés par la conversation.
Judy : Laisse tomber.
Gustav : Non je laisse pas tomber ! Qu'est ce qu'il y a ? Tu as besoin de quelque chose ? On ta menacé ? On-
Judy : Mais non ! Tu es vraiment trop bête.
Gustav : ...
Judy : Gustav ! On est le combien aujourd'hui ?
Gustav : Heu... Le six juillet deux mille huit.
Judy : Et ?
Gustav : Et ?... Rien.
Judy : Tu m'énerve ! Laisse tomber tes trop con de toute façon.
Gustav : Tu me parle pas comme sa !
Judy : Je te parle comme je veut ! Surtout quand on oublie mon anniversaire et que aujourd'hui j'ai 18 ans !
Tout le monde se retournas vers elle mine déconfites. Comment avait-ils pu oublier son...Son anniversaire ? Elle était majeur à partir d'aujourd'hui, elle devenait dépendante et ils avaient oublier.
Gustav : Je suis déso-
Judy : C'est bon j'en veut pas de tes excuses de merde. Laisse tomber je te dit !
Gustav : On était occupé et on a complètement ou-
Judy : Sa j'avais remarqué MERCI fou moi la paix !
Il soupira et se retourna en lançant un regard à Georg, Bill et Tom qui était tous aussi désolé que lui. le van s'arrêta et la porte coulissa, Judy passa au dessus de Georg et du siège devant elle et partit a gauche, Gustav s'empressa de sortir du van.
Gustav : JUDY ! OU TU VAS ?? REVIENS !
Judy : TA GUEULE !
Gustav : JUDY !
Il courra pour la rejoindre et une fois à sa hauteur il posa sa main sur son épaule.
Judy : Lâche moi !
Gustav : Je te tiens pas.
Judy : Pff tes vraiment trop con.
Gustav : Calme ta joie petite s½ur.
Judy : Ecoute moi bien ! A partir d'aujourd'hui je suis plus ta petite s½ur ! Oublier mon anniversaire ! Mais..Mais tu te rends même pas compte !
Elle se calma peu à peu et s'arrêta de marcher, elle le fixa dans les yeux.
Judy : J'ai décidé de vivre toute seule. Je..Je prend un appartement à la fin de la semaine, je vais à Halle, il y a suffisamment d'économie avec ce que nous on laisser papa et maman pour que je me paye un petit appartement. Je ne peut plus suivre votre rythme de vie Gustav... Et puis... J'ai l'impression d'être une enfant avec toi, il faut que je grandisse. Je reprend mes études là bas à Halle tout est déjà prêt il ne manque plus que moi et mes bagages. Je suis désolé.
Comme si le monde s'était effondré autour de lui, son c½ur était déchiré en deux et sans vraiment le vouloir il colla une claque à sa s½ur. Elle le regarda, son regard en disait long, plein de tristesse, de mépris... Elle lui tournas le dos et s'engouffra dans la foule de la grande place devant eux. Il resta sur place sans bouger le regard vide et puis une main finement manucuré se posa sur son épaule.
Bill : Qu'est ce qu'il ce passe ?
Gustav : Fou moi la paix !
D'un geste d'épaule brute il retira la main de Bill et il retournas vers le bâtiment de la radio énervé et triste par l'aveu que venais de lui faire sa s½ur.